Marie-Laure de Decker, marraine de la 8ème édition (2016)

Pour l’édition 2016 Pierrevert – Nuits Photographiques, Marie Laure de Decker nous fait l’honneur de parrainer le festival
De toute sa carrière, Marie-Laure de Decker a toujours privilégié une approche humaine de ses reportages. Le regard s’est imposé comme une évidence, comme une exigence.
Cette artiste s’est depuis toujours attachée à voyager de part le monde et à témoigner en faveur des artistes. Collaboratrice de l’agence Gamma, elle a parcouru la planète et publié de nombreux reportages sur les conflits majeurs du XX° siècle, et sur ses rencontres dans bien d’autres pays encore : Vietnam, Union Soviétique, Chili, Tchad, Chine, Afrique du Sud, Inde, etc… Son travail à l’Agence Gamma l’a amené à réaliser de nombreux portraits d’hommes politiques, d’hommes de cinéma et de littérature : Man Ray, Duchamp, Gilles Deleuze, Pierre Jean Jouve, Modiano, Gabriel Marcia Marquez, etc..). Marie Laure de Decker fait partie des principaux photographes français contemporains. D’importants musées lui ont dédié diverses expositions rétrospectives, reconnaissant son travail au niveau international.

ÉLEMENTS BIOGRAPHIQUES
1947 • Naissance de Marie-Laure de Decker à Bone en Algérie.
1967 • Elle photographie Man Ray, Duchamp, Arrabal, Topor…
1970 – 1972 • Départ et Séjour au Viêt Nam. Travaille pour Newsweek.
1973 • Collabore avec l’agence Gamma ; elle couvre l’actualité.
1975 – 1979 • Voyage au Tchad, en Union Soviétique, aux Etats-Unis où elle effectue de nombreux reportages de sociétés. Parallèlement, elle photographie Gilles Deleuze, Pierre-Jean Jouve, Patrick Modiano, Gabriel Garcia-Marquez…
1983 • Séjours au Chili, après la naissance de son premier enfant, Pablo.
1985 • Reportage en Chine sur la médecine. Premier voyage en Afrique du Sud.
1986 • Elle collabore au magazine Studio, et débute une activité de photographe de plateau, en particulier sur les films de Maurice Pialat (Van Gogh, Sous le soleil de Satan, Le Garçu…) ou d’Otar Iosseliani, « Adieu Plancher des vaches ». Sur le tournage d’Indochine, elle se lie d’amitié avec Catherine Deneuve et accompagnera l’actrice à l’occasion d’autres films.
1987 • Naissance de son second enfant Balthazar. Elle se lance dans la photographie de mode et la publicité pour de nombreux magazines. Poursuit son travail en Afrique du sud, où elle rencontrera Nelson Mandela en 1992/1993.
1995 • Elle s’installe dans le Tarn, poursuit sa carrière en consacrant de nombreux reportages aux Wodaabés, peuple nomade du sud du Tchad. La passion chevillée au corps depuis 1966, Marie-Laure de Decker s’est souvent rendue là où s’écrivait l’histoire contemporaine. Ses portraits de Man Ray, Duchamp, Arrabal, Topor en 1967 ont précédé ceux de Gilles Deleuze, Jean-Pierre Jouve, Patrick Modiano, Gabriel Garcia Marquez dans les années 70 puis ceux de Catherine Deneuve dans les années 80.
2005• Film pour la 5ème chaîne « Un voyage chez les Wodaabés »
2006• Le festival Visa pour l’image, festival international de photojournalisme, lors de sa 18ème édition lui rend hommage pour sa carrière de photojournalistes et présente ses œuvres de 1973 à 2000, exposition « Vivre pour voir »
2007• Exposition « Les Wodaabés », Galerie du Passage, Paris
2008• Participation à l’exposition « Mai 68 ! », Cosmos Galerie, Paris.
Exposition « Don de vie », Chapelle Saint-Louis de La Pitié-Salpêtrière, Paris
Septembre 2011 • Exposition au Centre d’Art Contemporain de Saint Restitut
Septembre 2012 • Réalisation d’un Abécédaire exposé chez Pierre Passebon, Galerie du Passage à Paris
2012 • Elle reçoit le prix PIPAK photographie
Au Vietnam, d’abord, de 1970 à 1972, puis au nord du Tchad à partir de 1975, Marie Laure de Decker poursuit son parcours de photo-reporter en URSS, en Chine, au Mozambique et en Afrique du Sud à partir de 1985 « à une époque où l’on se demandait si l’apartheid allait tomber un jour ». Pour rester avec ses deux fils, la photographe de Gamma passe du grand reportage à la photo de mode. C’est le temps des photos de publicité, celui des portraits de personnalités artistiques comme Jacques Prévert, Marguerite Yourcenar et Duras, Orson Welles, Gainsbourg ou Charlotte Rampling… mais aussi celui des photos sur les tournages de « Van Gogh » et de « Sous le soleil de Satan », films de Maurice Pialat ou bien encore autour du film d’Otar Iosseliani, « Adieu Plancher des vaches ». Elle effectue de nombreux voyages en Afrique du Sud et réalise des portraits de Nelson Mandela. A partir de 1995, elle s’installe dans le Tarn et poursuit sa carrière en trouvant son idéal auprès des Wodaabés, peuple nomade Peul du sud du Tchad, auquel elle consacre de nombreux reportages inédits.
Mai 2013 • Festival Images singulières – Sète
Juillet 2013 • Exposition au Musée de Rabastens « Les Wodaabés »
Août 2013 • Film sur le 40ème anniversaire de la mort d’Allende « Maldita Primavera » (You Tube)
Septembre 2013 • Espace Photographique Arthur Batut – Labruguière