Veronique Evrard présente sa série :« « Sciò, sciò, ciucciuè » »
Biographie :
C’est au fil du temps et des rencontres que la photo est devenue pour moi le meilleur accès à l’autre. C’est à l’Ecole de Photographie Agnès Varda de Bruxelles que j’ai approfondi mes connaissances techniques, de l’argentique comme du numérique ce qui m’a permis par a suite de développer un style tout à fait personnel qui mêle toutes les techniques photographiques y compris alternatives.
Avec un regard résolument humaniste je développe au travers de ses photos un réalisme poétique teinté à la fois de nostalgie et d’optimisme. L’homme dans le concret de son quotidien et de son environnement est pour moi une source d’inspiration primordiale.
J’ai pu déjà présenter mon travail dans plusieurs expositions :
Les plus importantes
https://veradaphoto.jimdofree.com/
https://instagram.com/veronique_evrard_photographe
Titre de la série :
Sciò, sciò, ciucciuè
« Sciò, sciò, ciucciuè » signifie « va-t’en, va-t’en, hibou » et est prononcé en faisant le signe des cornes avec les doigts pour conjurer le mauvais sort.
Naples est l’une des villes les plus contées, décrites, peintes et imaginées. Elle demeure une invitation au regard, à l’exercice de l’observation. Depuis plus de quinze ans, au fil de mes séjours, Naples reste pour moi une scène permanente, fascinante et offerte.
J’aime déambuler dans ses ruelles étroites où le temps semble suspendu. On se sent comme un figurant dans L’Or de Naples, rêvant de croiser Sophia Loren ou Totò dans le quartier de la Sanità. Avec mon Rolleiflex, je parcours la ville pour saisir ces instants cocasses ou intenses qui rappellent que Polichinelle est né ici — ce personnage malin, débrouillard et parfois cruel.
J’ai donc construit mon petit film comme une petite comédie en 3 actes.
- Le réveil de Naples : Petit à petit les napolitains s’installent dans les rues, les dames qui s’affairent, les camelots installent leurs étales, sous les airs de musique de rue sous le regard de Maradona le dieu Napolitain.
- La vie grouillante de Naples : Les crues De Naples sont de plus en plus animées Les vespas envahissent les rues, les cris dans la foule les sirènes des ambulances, les cloches qui sonnent et le chants religieux le tout pour terminer sur une fête endiablée
- Le repos à la Plage : Que ce soit à Mergellina, Lido Mappetella ect, les napolitains s’y retrouvent pour se baigner, se reposer, se retrouver en famille sous la surveillance du Vesuve
J’ai voulu au travers de cette promenade photographique vous immerger et de partager les moments vécus au hasard des rues. Les rencontres sont toujours généreuses : un napolitain m’offre un café, une nonna me parle de son quartier, beaucoup rient devant mon appareil. Les Napolitains, curieux et fiers, m’accueillent avec chaleur et me dévoilent un peu de leur âme, entre fierté, foi, dérision et superstitions. La photographie en noir et blanc, avec le rolleiflex, est un moyen très puissant pour magnifier les contrastes et les émotions, en simplifiant la scène pour se concentrer sur l’essentiel. Elle permet de créer des images intemporelles, dramatiques et intimes.
Naples, dans ses contrastes — du clair à l’obscur —, reste indisciplinée, rebelle, vibrante. Ici, tout se mêle : religion et superstition, ferveur populaire et pauvreté, richesse et désordre, à l’ombre du Vésuve et sous le regard de la Camorra.





