Nikos Djail présente sa série photo « Chimères, les nouveaux habitants » I NPP 2026

Biographie :

Réalisateur de documentaires et de reportages pour les chaînes de télévision françaises et étrangères, je suis aussi photographe de presse, avec des diffusions dans Elle, l’Obs, le Moniteur, l’Humanité, Libération, Alternative Economique. Ma précédente série, Atomes Crochus (2023), a été exposée aux Azimutés d’Uzés, à la Quinzaine photographique de Nantes et une autre « Un havre de Paix », exposée au Havre tout un été. Je suis membre de la société d’auteurs SAIF et du collectif le Bal des Rejetons. Cette série s’inscrit dans le travail collectif 2026 du Bal, appelé « Mythøs ». Naturellement inscrit dans le mouvement de la photographie humaniste, qui ne consiste pas à « croire » dans l’humanité, mais d’y trouver de la tendresse folle au milieu de ses innombrables faiblesses, j’amorce dans cette série un virage désespérement misanthrope. J’ai imaginé un monde où Homo sapiens a fini par se dissoudre dans ses vanités dominatrices. Nous sommes en 2167, et notre planète est désormais occupée par des Chimères, êtres hybrides, entre animalité et humanité, qui vivent avec la nature, pas contre elle. Elles sont ce qu’homo Sapiens n’a pas su être. Cette série de photos est le résultat des superpositions d’images en post-production et sans IA.

https://nikosdjail.myportfolio.com/

https://instagram.com/nikosdjail

https://www.facebook.com/nikos.djail1

Titre de la série :

Chimères, les nouveaux habitants

Ces images montrent les nouveaux habitants: des êtres hybrides, héritiers d’un monde brisé, portant sur leurs épaules la mémoire de ce qui fut, et la responsabilité de ce qui reste.Sapiens, dit le récit qui nous est parvenu, avait poussé son génie jusqu’à l’oubli du vivant et fait de la domination un art jusqu’à l’extinction. Celle des insectes, des oiseaux, des cultures, puis lui-même, anthropophage accompli. Trois cents ans auront suffi pour consumer un monde bâti en trois cent mille. Dans cette chute, seuls ceux qui ont accepté leur part animale ont survécu. Ils ont muté. Leurs visages ont changé.Aujourd’hui, les chimères se racontent ces histoires lors de longues veillées joyeuses, autour d’un feu follet ou suspendues dans les airs. Certaines prétendent avoir aperçu les derniers humains errant dans les montagnes. D’autres parlent d’un refuge aux confins du monde, ou d’un exil vers l’espace, sans retour. Homo sapiens est devenu à son tour un mythe, une figure ancienne que l’on évoque à voix basse.Ces images (des superpositions de photos de l’auteur réalisées en post-prod et sans IA), ne montrent ni monstres ni déguisements. Elles révèlent les nouveaux habitants: des êtres hybrides, héritiers d’un monde brisé, portant sur leurs épaules la mémoire de ce qui fut, et la responsabilité de ce qui reste.

Quelques images de la série