Cyril Catalan présente sa série photo « Catalan » I NPP 2026

Biographie :

Détenteur d’une licence en sciences politiques et d’un master en politiques publiques (Université de Lausanne), j’ai suivi la formation en photojournalisme et photographie documentaire à l’EMI-CFD (Paris), promotion 2023-2024. Après plusieurs années en tant que travailleur humanitaire, au Liban, en République démocratique du Congo et en Afghanistan, je partage mon temps entre des missions pour des ONGs et une pratique photographique journalistique et documentaire.

https://cyrilcatalan.com

https://www.instagram.com/cyril_catalan/

Titre de la série :

Catalan

C’est à l’arrière d’une Toyota Corolla – on ne trouve quasiment que ce modèle en Afghanistan – qu’a débuté ce travail photographique. En janvier 2025, je pars en mission humanitaire à Kaboul avec l’ONG Médecins du Monde. Je sais que mes déplacements seront restreints – règles sécu oblige – et que, à fortiori, mes contacts avec la population se feront rares. Cette frustration se voit pourtant compensée par le point de vue confortable et privilégié que m’offre la voiture lorsque je me rends dans un centre de santé de la capitale ou d’une province voisine. Il faut dire que le déplacement m’a toujours procuré un plaisir enfantin, accompagné d’un éphémère sentiment de mélancolie à l’approche de sa fin.Lors de ce voyage, qui m’a également mené en Ouzbékistan, la contemplation passive a laissé place à la recherche permanente d’un cadre et de protagonistes, d’un arbre fou ou d’ombres mystérieuses, sans qu’il ne soit possible de m’arrêter, faire demi-tour, recadrer, tourner autour. Tandis que la voiture traverse les plaines enneigées, des personnages pénètrent et quittent le champ délimité par la fenêtre. De l’autre côté. Cela devient un jeu qui occupe le trajet comme on compte les tunnels lorsqu’on part en vacances. Pour rompre avec l’étroitesse de l’habitacle, le choix du format cinémascope s’impose alors et ce cadre imposé finit par s’élargir. Il suggère le film qui se déroule devant moi et permet de se plonger dans la grandeur des scènes fugitives. Comme l’envie de briser cette vitre pour m’asseoir sur l’énième bicyclette que nous dépassons et enfin respirer le même air.

Quelques images de la série