Adrienne Surprenant, photographe en résidence 2026
Biographie :
Adrienne Surprenant / MYOP
Née en 1992, Adrienne Surprenant est une photographe canadienne basée en France et membre de l’agence MYOP.
Après des études de photographie au Collège Dawson, elle a affirmé son écriture documentaire en abordant des sujets au long cours, au Nicaragua (2014-2015), sur la dengue à travers le monde (2018) puis entre le Cameroun et la République Centrafricaine (2015 à 2022).
Depuis 2022, elle travaille sur les conséquences des dérèglements climatiques en Afrique.
Ses thématiques de prédilection se situent à la lisière entre le visible et l’invisible, espérant rendre aux situations qu’elle aborde la complexité qui peut permettre de s’y confronter de façon honnête et empathique. Santé mentale, droits humains et environnement s’entrelacent dans ses projets, qui rendent compte de la réalité crue du monde.
La photographie est un engagement social sans concession.
Ses travaux ont été publiés dans de nombreux médias internationaux, dont Washington Post, Time, The Guardian, Le Monde, Geo Magazin. Ses séries ont été exposées au Canada, en France et en Angleterre. Elle est boursière de la National Geographic Society, du Wellcome Trust, de la SCAM du CNAP, de la Fondation Lagardère & de IWMF.
https://www.adriennesurprenant.com/
https://www.instagram.com/adrienne_surprenant/
https://www.myop.fr/photographer/adrienne-surprenant
Titre de la série :
Murmures
EXPOSITION ÉCOMUSÉE L’OLIVIER DU 04 JUILLET AU 16 AOÛT 2026
Un pas puis l’autre, le regard qui scrute. Un éclat de lumière, une plante à la forme particulière. S’attarder au moindre détail d’un paysage, c’est le regarder, le toucher, le sentir.
C’est prendre le temps de la déambulation sans but. Parcourir l’inutile en s’y perdant jusqu’au moindre éclat de soleil sur une feuille, écouter les bruissements que le vivant nous confie.
L’olivier fait partie du territoire du Luberon, avec ses rangées de vert clair qui miroitent sous le soleil lavande, avec ses troncs qui racontent les années, les guerres passées, les gels et les récoltes. Il est parfois dissimulé dans le creux d’une colline, parfois en bord de route. On le survole trop souvent du regard.
Cette série observe la vie qui foisonne autour des oliviers, le travail discret de l’après récolte, les gens qui en vivent par passion, le temps ou respire l’olivier avant que n’en jaillisse le fruit.
C’est tout une flore qui est révélée avec de l’huile d’olive locale avec un processus de phytotypie réinventé. Les liens intrinsèques entre les humains, les oliviers et une myriade de vivants qui nous entourent sont posés dans cette salle, appelant à une observation paisible d’un écosystème vibrant.
La phytotypie est un procédé photographique utilisant les propriétés photosensibles de substances végétales, pour créer des images. Le terme vient du grec phytos (« plante ») et typos («empreinte »).
Ce procédé, étudié notamment par John Herschel au XIXᵉ siècle, britannique, pionnier de la photographie, est considéré comme une technique photographique ancienne et écologique.





